Naviguerrance Un site web. Un article. Un lien.
Quinze minutes plus tard, la liberté est prise. Le site n'a su vous rendre captif.
Quinze minutes de plus, et le but initial est totalement oublié.

Perdu sur Internet.
Catastrophe !

Désormais, tout cela porte un nom. Des joyeux chercheurs de l'institut YouGov ont damé le pion aux québecquois, et se sont mis en tête de nommer cela le "What I Was Looking For", pour "Ce Que Je Recherchais". Les québecquois, eux, préfèrent le terme Naviguerrance, à celui de CQJR.
Ces même deux chercheurs, ont remarqué q'un adulte moyen et consentant, passait l'équivalent de deux jours et demi par mois à "Wilfer", aux frais de l'entreprise, cela va sans dire. Soit parce qu'il s'est perdu, soit parce qu'il est 15h00.
S'en suit l'attirail désormais habituel sur le profil social du wilfeur type, son habitat, son alimentation, et le fait qu'il préfère wilfer chez Harrod's que sur la Wikipedia, le sexe des wilfers, etc.

Formidable, non ?
Bon, et alors. Que le WILF ait un nom, fondamentalement, ne change rien, mais maintenant que vous savez que ce que vous faites, et que ça a un nom, vous êtes prévenus.
Bientôt, ce sera reconnu comme maladie professionnelle, et première cause de chute de la productivité en entreprise.
J'imagine déjà les bannières publicitaires : "Chassez la naviguerrance !" "Faites la guerre au Wilfing !" "Wifi, oui, Wilfing, non !"

Euh... Et qu'est-ce que je cherchais, déjà ?