Ephémère. (c) Cédric Girard Un insecte.
Toute sa jeunesse, il aura vécu collé aux feuilles, pour ne pas mourir de faim, de maladie, comme proie pour un prédateur plus gros que lui.

Une chrysalide.
Transformations intimes, seconde vie qui démarre. Pour le moment, c'est le grand chambardement. Bien au chaud, à l'abri dans sa gangue de soie, protégé du regard et des altération du monde externe. De l'exterieur.

Ouverture.
Le cocon éclate, la transformation est achevée. L'Ephémère prend son envol et parcourt le vaste monde... soif d'amour, soif de liberté, soif de découverte. Une journée pour trouver l'âme soeur, et transmettre son soi, ce qu'elle est, ce qu'elle fait, ce qui fait qu'elle est. Une journée portée par les courants.

La Toile.
Un prédateur à l'affût, dissimulé, mais toujours prêt. Une toile tendue, quelques goutes de colle, et un peu de phéromones pour attirer l'imprudente. Quelques mouvements, la course du chasseur sortant de son repaire, une morsure. C'est fini. Voilà l'éphémère contrainte a attendre le dernier soupir, paralysée par le venin du plus fort. Toute une jeunesse à attendre ce moment... Une vie brisée. Transmission de protéines, combustible pour un autre.
La vie engendre la mort... et parfois le savoir.

La liberté n'aurait duré qu'une journée... elle aura duré quelques heures.